Grève du 29 septembre : les fonctionnaires annoncent qu'ils ne rentreront pas chez eux avant d'avoir obtenu le gel du point d'indice
À l'appel de l'intersyndicale, les agents publics ont décidé de ne plus quitter leur poste jusqu'à satisfaction, transformant le mouvement en occupation permanente des administrations.
À l'appel de l'intersyndicale, les fonctionnaires ont annoncé qu'ils ne rentreraient pas chez eux avant d'avoir obtenu le gel du point d'indice. Le mouvement, prévu pour la seule journée du mardi 29 septembre, s'est transformé en occupation permanente des administrations, des lycées et des hôpitaux.
Dès l'aube, les agents ont installé des lits de camp dans les préfectures, des réchauds dans les salles des professeurs et des tentes dans les cours de récréation. « Nous resterons assis à nos postes jusqu'à ce que le gouvernement cède », a déclaré une porte-parole syndicale, précisant que les cours continueraient d'être assurés depuis les couloirs, faute de salles disponibles.
Les lycéens ont emboîté le pas : plusieurs établissements ont été transformés en villages autogérés, avec dortoirs, cantines et salles de cours permanentes. À Saint-Denis, des élèves ont construit une cabane en palettes dans la cour, affirmant qu'ils y passeraient l'année scolaire si nécessaire.
Les pompiers, eux, ont décidé de camper devant les casernes, tout en continuant d'intervenir. « Nous dormons sur place, mais nous sortons quand il y a le feu », a précisé un représentant, ajoutant que les repas seraient désormais pris en commun sur le trottoir.
Le personnel hospitalier a installé des matelas dans les couloirs, non pas pour les patients, mais pour lui-même, et a annoncé que les blouses seraient désormais portées jour et nuit. La SNCF et la RATP, majoritairement épargnées, ont proposé d'acheminer des couvertures supplémentaires.
Le gouvernement a fait savoir qu'il étudiait la situation, tout en rappelant que le point d'indice ne se négocie pas dans un couloir. Les syndicats ont répondu qu'ils étaient prêts à discuter, à condition que la réunion se tienne sur place, entre deux lits de camp.
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