Le ministère de l'Éducation installe un questionnaire de 312 questions sur les violences sexistes, une par jour d'école, et les élèves devront y répondre sous serment
Pour répondre aux critiques des syndicats, le ministère de l'Éducation transforme son questionnaire en un rituel quotidien obligatoire de 312 questions, une par jour d'école, avec prestation de serment devant le drapeau.
Le ministère de l'Éducation nationale a décidé de revoir son projet de questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles en le portant à 312 questions, soit une pour chaque jour de classe de l'année scolaire, que les élèves devront remplir chaque matin sous serment, debout, la main droite levée vers le drapeau.
La validation, initialement repoussée au 1er octobre, a été fixée au 1er octobre de l'année suivante, le temps de construire dans chaque établissement une salle spéciale, dite « salle d'écoute et de coche », équipée de pupitres individuels numérotés et d'un surveillant assermenté formé en trois semaines.
Les syndicats, qui avaient émis des réserves, sont désormais consultés chaque lundi à 6 heures du matin dans un gymnase de Créteil, où ils doivent valider les questions une par une en levant une pancarte verte ou rouge. « Nous avons entendu les critiques, donc nous avons multiplié les questions par onze et nous avons ajouté un serment », a expliqué un responsable du ministère, précisant que les élèves qui refusent de répondre seront convoqués à un stage de sensibilisation de 312 heures, une heure par question.
Les fédérations de parents d'élèves ont demandé un délai supplémentaire, ce qui a conduit le ministère à ajouter une 313e question portant sur l'opportunité d'une 314e question. Le recteur de Paris a annoncé que les copies seraient conservées jusqu'à la majorité des élèves, puis relues à voix haute lors d'une cérémonie annuelle.
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