Les anciennes tradwifes créent un ministère de la Désillusion pour déprogrammer les adolescentes
D'anciennes tradwifes ont annoncé la création d'un ministère de la Désillusion, chargé de déprogrammer les adolescentes qui rêvent de devenir des femmes au foyer parfaites.
L'ancienne tradwife Élodie, 34 ans, a annoncé ce matin la création du ministère de la Désillusion, une institution officielle dont la mission est de déprogrammer les adolescentes qui rêvent de devenir des femmes au foyer parfaites. « Nous avons déjà installé des guichets dans toutes les préfectures, a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse tenue depuis son salon, où trônent encore des piles de torchons brodés. Chaque jeune fille pourra venir y déposer son rêve, et repartira avec un certificat de réalité. »
Le ministère a déjà mis en place un programme de « désintoxication par l'aspirateur », qui consiste à faire passer aux volontaires huit heures par jour devant des vidéos de tartes ratées et de lessives qui déteignent. « Les résultats sont spectaculaires, assure le Dr Martine, directrice du département des Illusions Perdues. En trois semaines, 97 % des adolescentes renoncent à la perfection ménagère et se mettent à rêver de devenir ingénieures en robotique. »
Les anciennes tradwifes ont également lancé une application, « Réveille-toi », qui envoie des notifications toutes les dix minutes avec des photos de leurs anciennes vies : des montagnes de vaisselle, des enfants qui hurlent, et des maris qui demandent où est le dîner. « Nous avons même ajouté une fonctionnalité de réalité augmentée, explique Élodie. Quand une jeune fille filme sa cuisine, l'application superpose des taches de graisse et des piles de linge sale sur l'image. C'est très efficace. »
Le ministère prévoit d'ouvrir des antennes dans les lycées, où des « ambassadrices de la vérité » distribueront des brochures intitulées « Le prince charmant n'existe pas, mais la machine à laver, si ». Une pétition circule déjà pour que le ministère soit rebaptisé « ministère du Bon Sens », mais Élodie s'y oppose : « Le bon sens, c'est encore un truc de tradwife. Nous, on préfère la réalité. »
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