Pour garder son cuisinier, un tribunal transforme le palais de justice en annexe de son restaurant
Le tribunal a ordonné la construction d'une cuisine professionnelle dans l'enceinte du palais de justice afin que le prévenu puisse honorer son CDI sans interrompre son service.
Le tribunal correctionnel a ordonné vendredi la construction d'une cuisine professionnelle complète à l'intérieur même du palais de justice, au motif que le prévenu, cuisinier en CDI, ne pouvait se permettre de manquer un seul service. Les travaux ont commencé le soir même, à la sortie de l'audience.
« Nous avons simplement appliqué le principe de continuité du contrat de travail », a déclaré la présidente, précisant que la cellule de rétention serait désormais équipée d'une chambre froide, de six feux et d'un piano de cuisson. Le prévenu, qui comparaissait pour refus d'obtempérer, a été autorisé à retourner en cellule entre deux services, à condition de laisser la brigade propre.
La mesure a immédiatement modifié le quartier. Les magistrats ont dû libérer une salle d'audience pour y installer les fours. Le greffe a été relogé dans l'ancienne réserve. Trois agents pénitentiaires ont été reconvertis en plongeurs, faute de personnel, et le parquet a annoncé le recrutement de deux seconds de cuisine pour les prochaines comparutions immédiates.
« Nous ne pouvions pas prendre le risque de perdre un CDI », a expliqué le procureur, ajoutant que la carte du jour serait affichée à l'entrée des cellules. La direction interrégionale a confirmé que le dispositif serait étendu à tous les tribunaux du ressort d'ici la fin du mois.
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