Rentrée : la France entière répète sa charge mentale en public jusqu'à épuisement des participants
Face à la charge mentale de septembre, les Français ont décidé de la répéter en public, dans un gigantesque exercice collectif qui mobilise écoles, entreprises et ministères.
La rentrée de septembre a pris cette année une tournure inédite : au lieu de la subir en silence, la France entière a décidé de la répéter en public, dans un exercice collectif de charge mentale grandeur nature qui a débuté lundi à 6 heures du matin et ne s'achèvera qu'à épuisement des participants.
Dans chaque école, chaque entreprise et chaque ministère, des volontaires ont été désignés pour rejouer les scènes les plus éprouvantes de la rentrée : la course à la cantine, la recherche de la salle de classe, la réunion de pré-rentrée, la panne de photocopieur. À Paris, un cortège de parents a défilé entre les rayons de fournitures scolaires en poussant des chariots vides, mimant l'achat de cahiers et de protège-cahiers, tandis que des agents de la mairie distribuaient des tickets de stress numérotés.
Le ministère de l'Éducation nationale a officialisé l'opération sous le nom de « Répétition générale de la surcharge » et a mobilisé des médiateurs pour arbitrer les disputes fictives entre adultes autour des horaires de garderie. À Lyon, une entreprise de logistique a installé des salles de réunion où les employés doivent, par roulement, refaire la liste des tâches de la semaine en criant, sous l'œil d'un chronométreur qui note les pauses respiratoires.
Les syndicats ont salué une « avancée thérapeutique » et réclament déjà une extension du dispositif aux vacances de la Toussaint. « Nous avons enfin trouvé un moyen de rendre visible ce que nous portons toute l'année », a déclaré une coordinatrice de l'opération, le visage impassible, avant de retourner à sa file d'attente pour la énième fois. La répétition doit se poursuivre jusqu'à ce que chaque participant ait rejoué au moins trois fois sa propre rentrée, ou jusqu'à ce que les stocks de café des cantines soient épuisés.
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