Vie chère : 550 000 manifestants décident de ne plus rien acheter, les commerçants organisent la pénurie eux-mêmes
Pour protester contre la vie chère, les manifestants du 17 octobre ont instauré un blocus commercial total : plus aucune transaction, nulle part, jusqu'à nouvel ordre. Les commerçants, pris au mot, ont fermé boutique et facturent désormais l'air.
À l'issue de la journée du 17 octobre, les organisations à l'origine de l'appel ont annoncé que la mobilisation ne s'arrêterait pas à la dispersion des cortèges : dès le lendemain, plus aucun manifestant n'achèterait quoi que ce soit, nulle part, jusqu'à obtention d'une baisse générale des prix. La consigne, relayée dans les groupes locaux, précise que le boycott s'applique aussi aux boulangeries, aux pharmacies et aux distributeurs automatiques.
Les commerçants ont répliqué dans l'heure en fermant boutique et en installant des barrières devant leurs vitrines, avec un panneau unique : « Fermé pour cause de boycott ». Certains ont poussé la logique jusqu'à facturer l'entrée en magasin, au tarif de la vie chère, afin de compenser la clientèle disparue. À Angers, où la manifestation a grossi au fil de la journée, les rues commerçantes sont désormais gardées par des commerçants en gilet, qui vérifient que personne n'achète rien.
Le ministère de l'Intérieur a salué « une mobilisation d'une ampleur inédite » et fait savoir que les forces de l'ordre seraient désormais déployées pour protéger les rayons vides. Le Premier ministre a convoqué une réunion de crise pour décider si le boycott devait être étendu aux marchés de Noël, tandis que les organisations appellent à un second blocus, cette fois des files d'attente, afin que plus personne ne fasse la queue pour rien.
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