Vigilance rouge dans le Gard et l'Hérault : les habitants priés de déménager définitivement dans leurs télétravail
Face à un épisode méditerranéen exceptionnel, les préfectures du Gard et de l'Hérault ont ordonné le transfert immédiat de tous les foyers vers des espaces de coworking, transformant les centres-villes en zones désertées au profit de bureaux partagés surélevés.
Les préfectures du Gard et de l'Hérault ont décrété ce mercredi le déménagement définitif de l'ensemble de la population dans des espaces de télétravail, à la suite d'un épisode méditerranéen qualifié d'« exceptionnel » par Météo-France. Les cumuls de pluie, attendus entre 200 et 300 mm sur le massif cévenol, ont conduit les autorités à considérer que les habitations individuelles n'étaient plus un lieu de vie acceptable.
À Montpellier, le maire a annoncé que chaque foyer disposerait d'un bureau attribué dans l'un des cent cinquante espaces de coworking réquisitionnés, avec obligation de s'y installer avant la prochaine alerte. « Nous ne demandons pas aux gens de quitter leur domicile, nous leur demandons d'y renoncer administrativement », a précisé un responsable préfectoral. Les écoles, déjà fermées, seront transformées en salles de visioconférence pour les élèves, qui suivront les cours depuis leur poste de travail partagé.
Les transports interrompus ont été remplacés par un service de navettes reliant directement les anciens quartiers résidentiels aux nouveaux pôles de télétravail, où des lits de camp ont été installés entre les imprimantes. À Nîmes, un centre commercial a été vidé de ses rayons pour accueillir des rangées de bureaux individuels, chaque famille s'étant vu attribuer un emplacement numéroté en fonction de son ancienne adresse.
Les salariés déjà en télétravail ont reçu l'ordre de ne plus se connecter depuis chez eux, sous peine de sanctions. « Travailler depuis une zone inondable est devenu une faute professionnelle », a déclaré un directeur départemental du travail. Les habitants ont commencé à déménager leurs plantes vertes et leurs machines à café vers les nouveaux espaces, tandis que les agents immobiliers proposaient déjà des « télétravail de standing » avec vue sur le Lez en crue.
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