Ibrahim Traoré fait construire un stade de la souveraineté à Ouagadougou, où chaque but adverse sera physiquement interdit
Après la défaite 0-7 face à l'Argentine, le président burkinabè lance une « ligue de la souveraineté » : un championnat où les cages adverses sont remplacées par des murs de béton et où les joueurs étrangers doivent demander un visa pour tirer.
Le président Ibrahim Traoré a ordonné la construction, sur le terrain vague de Ouaga 2000, d'un stade national de la souveraineté dont les cages adverses seront remplacées par des murs de béton armé de trois mètres de haut, a annoncé samedi le ministère des Sports. Le gardien burkinabè n'aura plus rien à arrêter : la balle rebondira sur la maçonnerie, et le match pourra durer indéfiniment sans qu'aucun but ne soit encaissé.
La « ligue de la souveraineté », créée après la défaite 0-7 à Buenos Aires, impose à tous les clubs un règlement intérieur de onze articles lus à voix haute avant chaque rencontre. Les joueurs étrangers devront désormais obtenir un visa sportif délivré par un comité présidé par un colonel, et chaque tir cadré sera précédé d'une demande d'autorisation écrite remise à l'arbitre. Le sélectionneur national, nommé par décret, a été promu au grade de général de brigade pour services rendus à la défense de la surface de réparation.
À Ouagadougou, les maçons travaillent en trois équipes pour couler le mur avant la prochaine trêve internationale. Les supporteurs ont été invités à apporter eux-mêmes des briques, et une collecte de ciment a été lancée dans les écoles. Le ministère assure que le stade sera inauguré par un match de gala où l'équipe nationale affrontera une sélection de fonctionnaires, et que le score final sera validé par le conseil des ministres.
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