Christine Lagarde ordonne à la BCE de ne plus parler qu'en vers alexandrins jusqu'à son départ
La présidente de la Banque centrale européenne impose à ses équipes de Francfort une nouvelle règle de communication, jusqu'à son départ annoncé pour février 2027.
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a imposé jeudi à l'ensemble des services de l'institution de Francfort de rédiger toutes leurs notes internes et communiqués en alexandrins, jusqu'à son départ prévu en février 2027. La mesure, transmise par voie de service, concerne les 3 400 agents de la maison et prend effet dès le lendemain.
Dans les couloirs de la Eurotower, les premières conséquences sont visibles. Le comité de politique monétaire a dû se réunir dans une salle réaménagée, les pupitres ayant été remplacés par des pupitres à déclamer, et un séminaire de versification de trois jours a été organisé à l'attention des économistes. Plusieurs directeurs ont demandé une dérogation pour les tableaux de taux d'intérêt, jugés irréductibles à la mesure douze.
« Chaque hausse de taux doit être chantée, afin que le marché l'entende et que nul n'en ignore le souffle », a déclaré Mme Lagarde devant les équipes, sans sourciller. Le service de presse précise qu'un poème par semaine sera désormais publié sur le site de l'institution, avec une traduction en vingt-quatre langues de l'Union.
Les syndicats internes ont annoncé une réunion extraordinaire, tandis que la présidence a prévu une session de rattrapage pour les agents qui ne parviendraient pas à scander une inflation.
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