Aux États-Unis, l'administration pénitentiaire impose désormais un mois de rééducation à chaque condamné à mort avant son exécution
Le ministère de la Justice d'un État américain généralise un programme de remise en forme obligatoire pour les détenus du couloir de la mort, afin que chaque exécution se déroule avec la plus grande fermeté.
L'administration pénitentiaire de l'État a annoncé mardi la généralisation à l'ensemble de ses couloirs de la mort d'un programme de préparation physique obligatoire d'une durée de quatre semaines, dont la réussite conditionne désormais la date de chaque exécution. Les condamnés doivent effectuer quotidiennement une séance de marche, de gymnastique et de nage encadrée, avant d'être déclarés aptes à la procédure d'injection létale.
Le directeur du service, Gerald Hollis, a présenté la mesure lors d'une conférence de presse dans la capitale de l'État. « Une exécution doit être réussie du premier coup, a-t-il déclaré. Nous ne pouvons plus accepter qu'un homme ou une femme ne soit pas assez solide pour supporter la procédure. Ce programme est une question de dignité pour l'institution. »
Concrètement, les cellules du quartier de haute sécurité ont été réaménagées pour accueillir des tapis de sol, des haltères et un parcours de course de trente mètres dans la cour. Quatre moniteurs de sport ont été recrutés et un planning hebdomadaire a été affiché dans chaque bloc, validé par les gardiens et soumis à un contrôle médical quotidien.
Les autres États du pays ont déjà demandé des copies du programme. Le département de la Justice doit examiner la proposition la semaine prochaine, tandis que des entraîneurs bénévoles ont proposé leurs services pour renforcer l'encadrement.
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