Le Sénat adopte une loi qui fait payer chaque passant pour la vitrine brisée de son voisin
Le projet de loi « casseurs-payeurs » est examiné au Sénat : au ministère de l'Intérieur, on a décidé que tout citoyen ayant respiré l'air d'une manifestation devra désormais en rembourser les vitrines.
Le Sénat a commencé mardi l'examen d'un projet de loi qui oblige désormais tout citoyen ayant marché à moins de cent mètres d'un cortège à rembourser les dégâts causés par celui-ci, y compris les dégâts commis par des inconnus. Les services du ministère de l'Intérieur ont fait installer, dès mardi matin, des pancartes rouges à chaque sortie de métro de la capitale indiquant le montant de la contribution attendue par passant.
Pour répondre aux nouveaux critères, la préfecture de police a dû réquisitionner trois stades de football afin de transformer les tribunes en salles de mesure des distances. Un agent est affecté à chaque badaud, muni d'un mètre ruban et d'un carnet. « Nous ne demandons pas aux citoyens d'être coupables, seulement d'avoir été proches, a déclaré le directeur de cette cellule, le commissaire Gérard Bellanger. La proximité est une forme d'engagement. »
Dans les quartiers touchés, les habitants ont vu leurs boulangers, leurs kiosquiers et leurs grands-mères recevoir des convocations à l'aube. Une association de retraités de Lyon a demandé à l'État de rembourser ses propres dégradations de dos, causées selon elle par la foule du marché. Le texte prévoit que la liste sera examinée chaque lundi, en présence de la fanfare de la gendarmerie, pour garantir la transparence de la procédure.
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