Des chercheurs implantent un cerveau humain entier dans une souris, qui refuse désormais de sortir de son labyrinthe
Après avoir connecté du tissu cérébral humain au système nerveux de rongeurs, des laboratoires ont poussé l'expérience à son terme : des souris dotées d'un cortex humain complet tiennent des conférences de presse et exigent des subventions.
Des chercheurs ont greffé un cerveau humain entier dans le crâne de souris vivantes, et les rongeurs ont immédiatement commencé à réclamer des crédits de recherche, à publier des articles dans des revues à comité de lecture et à refuser de courir dans les labyrinthes au motif que « l'expérience manque de rigueur méthodologique ».
Le protocole, mené dans un laboratoire de neurosciences, consistait à faire pousser du tissu cérébral humain dans le cortex des souris. Les animaux ont si bien pris au sérieux leur statut de sujet d'étude qu'ils ont constitué un comité d'éthique interne, élu un porte-parole et exigé que chaque expérience soit désormais validée par un vote à la majorité absolue des souris concernées.
Face à l'afflux de demandes, l'équipe a dû construire un deuxième labyrinthe, plus grand, équipé de bureaux, d'un tableau blanc et d'une machine à café. Les souris y tiennent des réunions de plusieurs heures, refusent les protocoles trop simples et menacent de se mettre en grève si on leur impose un parcours sans enjeu scientifique.
« Nous voulions observer le développement du tissu humain, admet un responsable du projet. Nous observons surtout des souris qui négocient leurs conditions de travail et qui trouvent nos questions de recherche un peu légères. »
Le laboratoire a depuis déposé une demande de rallonge budgétaire pour financer un troisième labyrinthe, cette fois avec salle de conférence et accès à une revue scientifique. Les souris ont déjà annoncé qu'elles ne participeraient pas aux prochaines expériences tant que leur nom n'apparaîtrait pas en premier dans la publication.
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