La DGA impose à tous les ingénieurs du programme SyLEx de passer leurs vacances à bord de la fusée-sonde
Pour que la prochaine génération de missile nucléaire français soit prête à temps, la Direction générale de l'armement a décidé que chaque membre de l'équipe vivrait désormais sur le pas de tir.
La Direction générale de l'armement (DGA) a décidé que l'ensemble des ingénieurs affectés au programme SyLEx vivront désormais sur le site de lancement, jusqu'à nouvel ordre. La mesure, entrée en vigueur dès le lendemain d'un tir réussi à plus de cent kilomètres d'altitude, vise à réduire à zéro le délai entre deux essais.
Concrètement, les quelque cinq cents personnels concernés ont reçu l'ordre de installer leurs familles dans des modules préfabriqués construits en deux semaines à côté de la rampe. Une école, une crèche et un marché hebdomadaire ont été montés dans la foulée. Le maire de la commune voisine a été prévenu par téléphone, la veille au soir.
« Nous avons constaté que chaque heure passée hors du pas de tir ralentissait la mise au point, a déclaré un porte-parole de la DGA. Nous avons donc supprimé les trajets. Les ingénieurs dorment désormais à deux cents mètres de la fusée, ce qui nous permet de la regarder pendant leur sommeil. »
Les premiers résultats seraient encourageants : la DGA affirme que le cycle complet de préparation a été ramené à quatre jours, contre plusieurs semaines auparavant. Des syndicats ont demandé des explications, mais l'administration a répondu que les congés seraient reportés à la fin du programme, dont la date reste à fixer.
Le ministère des Armées a salué une initiative qui, selon lui, « devrait inspirer d'autres programmes stratégiques ». Dès la semaine prochaine, les équipes du missile lui-même doivent emménager sur la base, avec leurs bureaux, leurs outils et leur propre ligne de bus.
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