MaiaSpace fait signer la première poutre de son usine à 3 000 élus locaux avant de la poser
À Vernon, la pose de la première poutre de l'usine MaiaSpace a duré trois semaines : chaque élu, maire et sous-préfet de Normandie a dû apposer sa signature sur l'acier avant que la grue ne soulève l'ensemble.
La première poutre de l'usine MaiaSpace de Vernon (Eure) a été posée ce vendredi, après avoir été présentée pendant trois semaines à 3 000 élus, maires, conseillers départementaux et sous-préfets de Normandie, chacun invité à y apposer sa signature au feutre indélébile avant la levée.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu, venu inaugurer le chantier cinq jours avant le sommet spatial de Paris, a dû patienter derrière une file de maires de communes de moins de 200 habitants, munis de leurs écharpes tricolores et de marqueurs à pointe fine, pour signer à son tour un espace libre de 4 centimètres carrés entre deux paraphes de conseillers municipaux délégués aux fêtes.
« Nous avons refusé trois demandes de signatures de sénateurs qui souhaitaient apposer leur nom en travers de la poutre, ce qui aurait compromis l'équilibre de la structure », a expliqué le directeur du site, visiblement satisfait du taux de couverture de 98 % de la surface métallique. Les 2 % restants ont été réservés aux agents de l'usine, qui ont signé au verso, par mesure d'humilité.
La poutre, désormais illisible, a été hissée à l'aide d'une grue dont le conducteur a dû suivre une formation de trois jours pour ne pas endommager les signatures. Une seconde poutre, vierge celle-là, a été commandée pour accueillir les signatures des 4 500 habitants de Vernon qui n'avaient pas été conviés à la première, et dont le courrier de réclamation est arrivé par sac postal entier dès le lundi suivant.
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