Le badminton français adopte un régime d'entraînement de quatre-vingts kilomètres par jour pour conserver sa place au sommet
Devenu numéro un mondial après les Internationaux de France, Christo Popov impose à toute la fédération un programme d'entraînement sans précédent.
Depuis son sacre aux Internationaux de France de Tremblay, Christo Popov ne se déplace plus qu'à pied, en courant, avec un volant fixé à la visière. La Fédération française de badminton a fait savoir ce lundi qu'elle adoptait, à compter de la semaine prochaine, ce même mode de déplacement pour l'ensemble de ses cadres techniques, de ses juges-arbitres et de ses salariés administratifs.
« Un numéro un mondial ne peut pas se permettre de prendre le bus, nous ne pouvons pas non plus demander à nos salariés de faire moins que lui », a déclaré le directeur des équipes de France, Gérard Lacombe, dans un communiqué lu sans émotion particulière. Le siège fédéral de Tremblay a fait installer, dans sa cour, une piste circulaire de cinq cents mètres de circonférence, sur laquelle le personnel doit désormais effectuer son trajet domicile-bureau.
Les conséquences sont déjà visibles dans toute la ville. Les lignes de bus 605 et 608 ont été supprimées faute de voyageurs, et la mairie a dû faire repeindre les passages piétons en couleurs vives pour éviter les collisions avec les volants perdus sur la chaussée. Le boulanger de la rue voisine a recruté deux apprentis chargés de livrer à vélo les repas des cadres en plein effort.
Une commission d'éthique doit se réunir mardi pour décider si le port de la raquette en poche devient obligatoire dès la rentrée des comités départementaux. Christo Popov, lui, a déjà pris une nouvelle décision : il a demandé à sa fédération un second siège, en mousse, pour pouvoir s'entraîner en position assise pendant les réunions.
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