Le gouvernement français ordonne la mise en quarantaine de tous les fonctionnaires en grève jusqu'à la fin des revendications salariales
Pour éviter tout débordement lors de la journée de mobilisation du 5 novembre, le ministère de l'Intérieur fait boucler les ministères et les syndicats s'installent sous des barnums devant les préfectures.
Le ministère de l'Intérieur a décidé ce jeudi de placer en quarantaine administrative l'ensemble des agents des services publics ayant rejoint la grève interprofessionnelle, à titre de précaution avant la journée de mobilisation pour les salaires. Les fonctionnaires concernés ont été regroupés dans des gymnases réquisitionnés de chaque préfecture, où ils attendent dans des files parfaitement ordonnées que leur revendication soit examinée.
Le ministre Laurent Nuñez a justifié cette mesure devant la presse par une formule sobre : « Une grève qui se tient à distance des bureaux ne peut pas perturber le travail des bureaux. » Les syndicats de la CFDT, de la CGT, de FO, de l'Unsa et de la FSU ont été invités à désigner un délégué par gymnase, chargé de transmettre les revendications au cordon de gendarmes posté à la porte.
Dans les grandes villes, les trains de banlieue sont désormais assurés par des agents en combinaison blanche, dont le temps de travail a été porté à douze heures pour compenser l'absence des grévistes. Des cantines de campagne ont été installées sur les quais, et les tickets de cantine sont distribués au guichet, où quelques milliers de voyageurs patientent chaque matin en rangs serrés depuis l'aube.
Au ministère de l'Économie, la direction du personnel a annoncé que la hausse du smic, bloquée depuis 2012, serait discutée à la rentrée prochaine, après l'achèvement de la quarantaine.
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