Le ministère de la Santé impose une consultation sur application avant chaque prescription de pain au chocolat
Pour lutter contre l'obésité, le gouvernement exige désormais que chaque Français passe par une thérapie numérique avant d'entrer dans une boulangerie.
Depuis le 1er novembre, toute personne souhaitant acheter une viennoiserie en France doit d'abord se soumettre à une séance obligatoire de thérapie numérique sur smartphone, a annoncé mardi le ministère de la Santé. Le dispositif, baptisé « Pause Sucre », impose une consultation de douze minutes avec un assistant virtuel avant tout passage en caisse dans les boulangeries agréées.
Les pharmacies ont été réquisitionnées pour installer des bornes de connexion au cœur des villes, et une flotte de deux mille tablettes a été distribuée aux commerçants. Dans le Nord, la boulangerie de la place Jeanne-d'Arc a dû agrandir sa salle d'attente de quatorze mètres carrés, transformée en salle de « réflexion alimentaire » où les clients patientent sous l'œil d'un moniteur. Les queues dépassent désormais les trois heures aux heures de pointe.
« Nous ne contrôlons pas la faim, nous contrôlons l'accès à la faim », a déclaré à la presse la directrice de l'Agence des usages numériques de santé, Hélène Marchal, précisant que les applications étaient évaluées sur leur capacité à décourager l'achat. Le ministère a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une cinquième application, destinée aux clients qui auraient déjà acheté leur croissant la veille, et qui devront désormais rembourser l'équivalent d'une séance de soin.
Le syndicat des boulangers a demandé un moratoire, en vain. Un inspecteur de l'Agence a commencé lundi une tournée dans les marchés pour vérifier que les crêpes ne sont pas vendues en cachette sous les étals.
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